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Puis soudain

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Mitsouca CELESTIN en robe rose est accompagnée de sa mère Rose-Marie, lors de l'animation des premiers  ateliers d'écriture organisés par l'ANA sur la plage. Puis soudain,   je m’ennuie Voir l’autre monde C’est un besoin Voir à travers ma mère Ne me suffit plus Et je sors Non sans périls Vouloir   dire les mots Je salue ce monde par des cris Beaucoup font comme moi Les nuits se suivent Les jours se succèdent On emporte certains Il ne reste   que moi Une femme m’apporte   à une autre Je la reconnais C’est ma mère Ses bras me réconfortent Ses larmes noient mon visage Je m’endors. . Les jours se suivent Les mois se succèdent Mes cris sont des gazouillis Mes gazouillis sont des mi-mots Je me déplace comme le chien. Les jours s’égrainent Mes besoins se font comprendre Timidement Je fais un pas Je marche Je parle Puis je cours Les années se succèdent Les mois se suivent Ma mère m’instr...

Puis soudain

Puis soudain,   je m’ennuie Voir l’autre monde C’est un besoin Voir à travers ma mère Ne me suffit plus Et je sors Non sans périls Vouloir   dire les mots Je salue ce monde par des cris Beaucoup font comme moi Les nuits se suivent Les jours se succèdent On emporte certains Il ne reste   que moi Une femme m’apporte   à une autre Je la reconnais C’est ma mère Ses bras me réconfortent Ses larmes noient mon visage Je m’endors. . Les jours se suivent Les mois se succèdent Mes cris sont des gazouillis Mes gazouillis sont des mi-mots Je me déplace comme le chien. Les jours s’égrainent Mes besoins se font comprendre Timidement Je fais un pas Je marche Je parle Puis je cours Les années se succèdent Les mois se suivent Ma mère m’instruit Elle m’éduque. Je grandis ; La parole ne me suffit pas. J’affronte le soleil le jour La pluie, la nuit Mais je lis Je danse J’écris ...
Puis soudain,   je m’ennuie Voir l’autre monde C’est un besoin Voir à travers ma mère Ne me suffit plus Et je sors Non sans périls Vouloir   dire les mots Je salue ce monde par des cris Beaucoup font comme moi Les nuits se suivent Les jours se succèdent On emporte certains Il ne reste   que moi Une femme m’apporte   à une autre Je la reconnais C’est ma mère Ses bras me réconfortent Ses larmes noient mon visage Je m’endors. . Les jours se suivent Les mois se succèdent Mes cris sont des gazouillis Mes gazouillis sont des mi-mots Je me déplace comme le chien. Les jours s’égrainent Mes besoins se font comprendre Timidement Je fais un pas Je marche Je parle Puis je cours Les années se succèdent Les mois se suivent Ma mère m’instruit Elle m’éduque. Je grandis ; La parole ne me suffit pas. J’affronte le soleil le jour La pluie, la nuit Mais je lis Je danse J’écr...
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Bonjour les amis, Laure Morali apporte beaucoup joie du Québec lors de son séjour à Petit-Goâve au début de ce mois. Il faut s'étonner surtout de son savoir faire comme guide d'ateliers d'écriture. Sans rien transmettre elle amène les jeunes à produire de textes magnifiques. Comment percevoir l'art de déclenchement du processus d'écriture chez l'écrivant avec Laure Morali? C'est une question qui soulève un débat intéressant à l'ANA. A Petit-Goâve, on parle aujourd'hui d'un après Laure, de ce souffle nouveau et mature qui rafraichit la puissance créatrice. Après Laure ce serait Laure, l'image d'une sirène qui traverse l'Amérique dans les bleus d'encre en laissant dans chaque site un poème éternel. Peut-on ne pas l'aimer?                                                                       Jacob Jean-...